le personnage de Bardamu, dans Voyage au bout de la nuit, 1952

Le narrateur héros Bardamu est revenu du front après avoir reçu un coup à la tête. A Paris, alors qu’il est en convalescence, il se rend à l’Opéra comique avec sa médaille franchement reçu et c’est là qu’il rencontre Lola, une jeune américaine, qui devient son amante.

-  Oh ! Vous êtes donc tout à fait lâche, Ferdinand ! vous êtes répugnant comme un rat…

-  Oui, tout à fait lâche, Lola, je refuse la guerre et tout ce qu’il y a dedans… je ne la déplore pas moi… je ne me résigne pas moi…. Je ne pleurniche pas dessus moi… je la refuse tout net, avec tous les hommes qu’elle contient, et en veux rien avoir à faire ave eux, avec elle. Seraient-ils neuf cent quatre-vingt-quinze millions et moi tout seul, c’est eux qui ont tort, Lola, et c’est moi qui ai raison, parce que je suis le seul à savoir ce que je veux : je ne veux pas mourir.

-   Mais c’est impossible de refuser la guerre, Ferdinand ! il n’y a que les fous et les lâches qui refusent la guerre quand leur Patrie est en danger…

-  Alors vivent les fous et les lâches ! Ou plutôt survivent les fous et les lâches ! Vous souvenez-vous d’un seul nom par exemple, Lola, d’un de ces soldats tués pendant la guerre de Cent ans ?… Avez-vous jamais cherché à en connaître un seul de ces noms ?… Non, n’est-ce pas ?… Vous n’avez jamais cherché ? Ils vous sont aussi anonymes, indifférents et plus inconnus que le dernier atome de ce presse-papiers devant nous, que votre crotte du matin… voyez donc bien qu’ils sont morts pour rien, Lola ! Pour absolument rien du tout, ces crétins ! je vous l’affirme ! la preuve est faite ! il n’y a que la vie qui compte. Dans dix mille ans d’ici, je vous fais le pari que cette guerre, si remarquable qu’elle nous paraisse à présent, sera complètement oubliée… A peine si une douzaine d’érudits se chamailleront encore par-ci, par-là, à son occasion et à propos des dates des principales hécatombes dont elle fut illustrée… c’est tout ce que les hommes ont réussi jusqu’ici à trouver de mémorable au sujet les uns des autres à quelques siècles, à quelques années et même à quelques heures de distance… Je ne crois pas à l’avenir, Lola.

Lorsqu’elle découvrit à quel point j’étais devenu fanfaron de mon honteux état, elle cesse de me trouver pitoyable le moins du monde… Méprisable elle me jugea, définitivement.

Elle résolut de me quitter sur-le-champ. C’en était trop. En la reconduisant jusqu’au portillon de notre hospice ce soir-là, elle ne m’embrassa pas.

Décidément, il lui était impossible d’admettre qu’un condamné à mort n’ait pas en même temps reçu la vocation. Quand je lui demandai des nouvelles de nos crêpes, elle ne me répondit pas non plus.

Extrait de Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, 1952, pages 88-89, Folio.

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4 réponses à le personnage de Bardamu, dans Voyage au bout de la nuit, 1952

  1. Biographie de Céline
    Louis Ferdinand Destouches, né le 27 mai 1894 à Courbevoie, département de la Seine, et mort le 1er juillet 1961 à Meudon, plus connu sous son nom de plume Louis-Ferdinand Céline (prénom de sa grand-mère et l’un des prénoms de sa mère), généralement abrégé en Céline, est un médecin et écrivain français, le plus traduit et diffusé dans le monde parmi ceux du XXe siècle après Marcel Proust.

    Sa pensée pessimiste est teintée de nihilisme. Controversé en raison de ses pamphlets antisémites, c’est un « écrivain engagé »2, proche des collaborationnistes3. Il est cependant, en tant qu’écrivain, considéré comme l’un des plus grands novateurs de la littérature française du XXe siècle, introduisant un style elliptique personnel et très travaillé qui emprunte à l’argot et tend à s’approcher de l’émotion immédiate du langage parlé.
    Il rejoint le 12e régiment de cuirassiers à Rambouillet. Il utilisera ses souvenirs d’enfance dans Mort à crédit et ses souvenirs d’incorporation dans Voyage au bout de la nuit ou encore dans Casse-pipe (1949). Il est promu brigadier en 1913, puis maréchal des logis le 5 mai 1914. Quelques semaines avant son vingtième anniversaire, il est ainsi sous-officier.

    Trois mois plus tard, son régiment participe aux premiers combats de la Première Guerre mondiale en Flandre-Occidentale. Pour avoir accompli une liaison risquée dans le secteur de Poelkapelle au cours de laquelle il est grièvement blessé à l’épaule droite – et non à la tête, contrairement à une légende tenace qu’il avait lui-même répandue, affirmant avoir été trépané6 –, et dès l’automne 1914 pour avoir eu le tympan abîmé7, il sera décoré de la Croix de guerre avec étoile d’argent, et de la Médaille militaire, le 24 novembre 1914. Ce fait d’armes sera relaté dans L’Illustré national8.

    Réopéré en janvier 1915, il est déclaré inapte au combat, et est affecté comme auxiliaire au service des visas du consulat français à Londres (dirigé par l’armée en raison de l’état de siège), puis réformé après avoir été déclaré handicapé à 70 % en raison des séquelles de sa blessure. L’expérience de la guerre jouera un rôle décisif dans la formation de son pacifisme et de son pessimisme. Il se marie, à Londres, avec Suzanne Nebout, le 19 janvier 1916, puis contracte un engagement avec une compagnie de traite qui l’envoie au Cameroun, où il part surveiller des plantations. Malade, il rentre en France en 19175.

  2. INTRODUCTION

    Entrée en matière : La Première Guerre Mondiale a inspiré beaucoup ‘artistes du 20èmesiècle comme Otto Dix ou Apollinaire. Mais un roman en particulier a marqué les esprits jusqu’à aujourd’hui par la virulence de sa dénonciation de la guerre et son écriture tout à fait novatrice. Il s’agit du Voyage au bout de la nuit de Louis Ferdinand Céline paru en 1932.
    Présentation : Dans l’extrait, le narrateur héros Bardamu est revenu du front. Il est à Paris en convalescence après avoir reçu un coup à la tête pendant une bataille. Il vient de faire le portrait de sa petite amie d’alors, Lola. Ce passage met en scène un dialogue entre Bardamu et Lola et marque la fin de la relation avec Lola : leur liaison intime prend fin par manque de patriotisme de Bardamu, l’amour de la femme ne pouvant se passer de l’amour de la patrie, semble t-il.
    Problématique : Quelle vision du monde nous offre le portrait du Bardamu à travers ce dialogue ?
    LECTURE
    Annonce du plan : Ce début de roman énergique surprend tout d’abord par sa manière d’exhiber les rouages de l’incipit tout en les récusant. Puis la vision négative de l’humanité qu’il propose a de quoi mettre mal à l’aise le lecteur. Enfin nous verrons que se met en place une écriture moderne au lyrisme « crasse » qui a sans doute joué un rôle important dans la construction du mythe célinien.

    DÉVELOPPEMENT

    I. Un dialogue argumentatif : entre lâcheté et patriotisme

    Nous sommes là en présence d’un passage essentiellement dialogué entre Ferdinand et Lola. La majeure partie du texte (lignes 1 à 19) est constitué de leur discours et le reste s’avère être une narration.

    1) Les personnages en présence

    Bardamu, appelé ici ligne 1 « Ferdinand » : il ne s’agit plus d’un surnom mais de son véritable prénom, semble t-il, ce qui le rend plus sérieux et crée une relation plus intime aussi entre lui et Lola que le sobriquet « Bardamu » donné pour un camarade.
    Nous en arrivons à un passage de l’œuvre où les deux personnages se découvrent enfin tels qu’ils sont réellement : la lâcheté et le pacifisme de Ferdinand, la bêtise profonde de Lola. La surprise de cette découverte se ressent surtout dans le discours de Lola grâce aux phrases exclamatives et l’interjection « Oh ! » ( –> surprise, horreur, dégoût, indignation) comme à ligne 1, et la conjonction de coordination « donc » ligne 1 qui souligne le cheminement logique qu’elle a mené pour en arriver à cette conclusion. Mais Bardamu ne semble pas aussi ému par cette découverte.

    2) La construction de l’argumentation

    Le discours de Ferdinand se veut très construit comme en témoignent les multiples déictiques présents dans le texte –> « parce que » ligne 5, l’usage des deux points ligne 6, « alors » ligne 9, « donc » ligne 13 . Il cherche à être aussi convaincant grâce à l’emploi à plusieurs endroits du texte du présent de vérité générale (gnomique)
    – Idée directrice : la thèse pacifiste –> « Je refuse la guerre et tout ce qu’il y a dedans… » ligne 2; il explique par là les raisons qui le poussent à se montrer lâche et induit une réflexion sur les liens qui existent entre la guerre et la lâcheté.
    Les arguments de Bardamu :
    – Affirmation de la valeur de la vie par une phrase négative : « je ne veux plus mourir »
    Exemple à valeur argumentative : la Guerre de cent ans (contre les Anglais –> Lola est américaine), écho à l’histoire de France, une Guerre très longue, sanglante, mais très ancienne. Anonymat des soldats, ne resteront pas dans la mémoire
    – « morts pour rien » : Le système comparatif de supériorité renforce l’absurdité de leur mort –> « atome », « crotte » + « crétin » , « rien », « rien du tout »
    « il n’y a que la vie qui compte » : c’est là que réside le paradoxe. Il ne parle que de mort, de guerre, de violence, mais c’est bien parce que Bardamu / Céline aime la vie. Usage du présent de vérité générale. Usage de la tournure restrictive pour renforcer l’impact de la formule.
    « un condamné à mort n’ait pas en même temps reçu la vocation » : humour noir, ironie.

    3) La rhétorique du discours: une argumentation classique et maîtrisée

    La longue réplique de Bardamu a un caractère très littéraire.
    Rappel :
    L’exorde
    « Un exorde est l’une des parties obligatoires du discours : c’est la première. L’exorde comprend un exposé bref et clair de la question que l’on va traiter ou de la thèse que l’on va prouver.
    La péroraison
    – « La péroraison est l’une des cinq parties canoniques du discours : c’en est le couronnement. C’est dire l’importance de ce moment ultime, qui est le dernier feu de l’orateur, et doit de ce fait produire l’impression décisive pour emporter la conviction des auditeurs. »

    Exorde : l. 2 à 4 « je refuse la guerre et tout ce qu’il y a dedans… je ne la déplore pas moi… je ne me résigne pas moi…. Je ne pleurniche pas dessus moi… je la refuse tout net, avec tous les hommes qu’elle contient, et en veux rien avoir à faire avec eux, avec elle »
    Discours : l.4 à 19 sauf (réplique de Lola)
    Péroraison : l.19 « Je ne crois pas en l’avenir »

    – Le jeu des anaphores : « tout à fait lâche » pour marquer le lien logique entre les deux locuteurs et la prise en compte des arguments de l’adversaire.
    Anaphore aussi pour reprendre les mots de l’adversaire et les retourner contre lui : « alors vivent les fous et les lâches ! » ligne 9
    – Questions rhétoriques ou oratoires
    Les répétitions « un » et « seul »
    Jeu sur l’ethos : apparente validité du raisonnement grâce à « Je vous l’affirme ! La preuve est faite » –> démonstration achevée ?

    II. Des deux personnages lequel est le héros ? Lequel est l’anti-héros ? Deux portraits en creux, un croisement de regards, de points de vue, complexe

    1. Bardamu entre prosaïsme et animalité

    Prosaïsme : « crotte du matin », « presse-papiers », « des nouvelles de nos crêpes ». Sa parole fait se côtoyer ce prosaïsme là et les thèmes de la vie, de la mort, de la mémoire, des idées…
    Héroïsme et lâcheté
    La question de la mémoire : de quoi se souvient-on : des hommes ou des batailles sanglantes ?
    anarchisme (révolte qui se lit dans les lignes 2-3 « refuse », « ne la déplore pas », « ne me résigne pas » et qui montre aussi son énergie) et pacifisme : des deux positions politiques sont très difficiles à assumer dans ce contexte. Elles peuvent conduire à la mort et l’énergie que déploie Bardamu pour défendre ses idées contre l’opinion commune et les événements en cours suggère une certaine dose de courage chez le personnage.
    Marginalité du personnage : position peu défendue à l’époque
    Communique une vision sombre, défaitiste sur le monde : « Je ne crois pas à l’avenir » (péroraison): refus de l’idée répandue pendant le début du 20ème siècle du progrès lié à l’histoire (Hegel ?), du futurisme, du patriotisme.
    – très dévalué par Lola surtout en fin de texte : « méprisable », « définitivement », « pitoyable »

    2. Lola une bonne patriote ? Quelles valeurs incarne-t-elle ? « la gourde patriote »

    – Femme indignée : exclamatives, discours indirect libre « C’en était trop » ligne 22
    Dégoûtée par Ferdinand : refus de l’embrasser une dernière fois, de lui parler « elle ne me répondit pas »
    Elle parle peu en regard de Bardamu. Elle est violente et méchante dans ses propos. Elle voit Bardamu comme étant « lâche », « répugnant comme un rat », « méprisable [...] définitivement » grande violence du personnage.
    Rappel historique : les soldats refusant de combattre étaient soit internés, emprisonnés ou fusillés (considérés comme traitres de la nation). Le pacifisme est ici perçu comme un défaut moral, une grave déviance. D’ailleurs Bardamu souligne la difficulté de tenir des opinions pacifistes avec cette variante « Ou plutôt survivent les fous et les lâches ! »
    Par contre Lola n’a aucun argument à opposer à cela, car on ne peut nommer comme véritable réfutation les paroles issues du discours ambiant de l’époque qu’elle lui sert –> « Mais c’est impossible de refuser la guerre, Ferdinand ! Il n’y a que les fous et les lâches qui refusent la guerre quand leur Patrie est en danger… ». Par là , elle réactive les vieilles thèses patriotiques en vogue à cette époque (se sacrifier pour la France). D’ailleurs la majuscule au mot « Partie » fait presque entendre l’intonation solennelle de Lola. Elle ne cherche pas à démontrer. Elle utilise de bien légers outils de persuasion avec le mot « danger », à savoir des mots qui font peur –> pathos dysphorique.
    – D’ailleurs quand Bardamu a fini son discours elle ne cherche plus à argumenter elle en est incapable comme le suggère le discours narrativisé lignes 20-21.

    3. De quel côté va se placer le lecteur ?

    Scène quasi-théâtrale, pas de narrateur omniscient. Au lecteur de se positionner entre la sottise patriotique de Lola, son absence de compassion et le désespoir nihiliste de Bardamu (« Je ne crois pas à l’avenir, Lola »)
    – Le jugement très négatif que Lola porte sur Ferdinand au début de la scène (elle le traite quand même de lâche !) est progressivement renversé sur Lola grâce à l’ironie qui transparaît dans des phrases telles que « Vous n’avez jamais cherché ? » ligne 11
    Dans tous les cas, l’adverbe « définitivement » ligne 21 annonce la fin de leur aventure, la rupture. Elle s’avère rapide : « sur le champ »

    III. L’écriture pamphlétaire : la violence de l’écriture au service du pacifisme

    1) Registre polémique

    – Exclamatives : présentes dans le discours de Lola mais bien plus encore dans celui de Ferdinand
    Les répétitions « moi » lignes 2- 3
    Les parallélismes de construction : « Je + ne + Verbe + pas + moi » –> scande le discours pour le rendre plus persuasif.
    Les apostrophes adressées à Lola (en incises) + « vous », « nous », « votre » pour impliquer davantage l’auditrice et l’attaquer avec plus de virulence
    Hyperboles : l’usage du pronom ou déterminant indéfini « tout » très souvent; les chiffres (995 millions)
    Parataxe, asyndètes pour accélérer le rythme du discours
    Les oppositions fondées sur un autre parallélisme de construction : « c’est eux qui » / « et c’est moi » pour renforcer l’opposition erreur / raison
    Les tournures présentatives « c’est » pour souligne l’évidence de son propos.
    Questions rhétoriques
    Modalisation par renforcement : « jamais » ligne 11, « complètement » ligne 15, « à peine »
    Ironie : superlatif de supériorité absolu « si remarquable qu’elle nous paraisse à présent »
    – Gradation pour accélérer la critique : « siècles », « années », « heures »
    Du particulier à l’universel
    Une écriture qui mime la violence et le désespoir de l’homme détruit.
    – Gradation péjorative + rythme ternaire : « anonymes, indifférents, inconnus »

    2) Une écriture des contraintes et des contrastes qui dit le chaos

    Une forme littéraire de l’argumentation très maîtrisée et le prosaïsme de la violence de la guerre
    Déshumanisation. Affrontement de la vie dans ce qu’elle a de plus bas – mais en même temps, il n’y a que cela qui compte – et la mort.
    Une écriture émotive comme le suggèrent l’usage des exclamatives et des points de suspension.
    Écriture du contraste : vocation / crêpes
    – Je / guerre –> « Je refuse la guerre »
    – Je / milliers d’hommes
    douzaine d’érudits / hécatombe
    contraste entre le vocabulaire soutenu, le lyrisme et la valeur émotive de l’argot (chamailleront, pleurniche, crotte, fanfaron…)
    « si remarquable » / « complètement oubliée »
    oxymore « fanfaron » (déjà négatif) / « honteux état »

    Une critique violente de la guerre, un pamphlet aussi contre l’humanité qui se souvient des batailles sanglantes mais pas des hommes qui ont péri

    Mais aussi une vision de la relation homme / femme désespérante

    CONCLUSION :

    Résumé : Bardamu est décrit à travers ce dialogue comme un homme qui a choisi la vie et rejette la justification et l’honneur de la guerre. La présence de Lola permet d’ancrer ce discours dans la société de l’époque. Mais ce passage s’avère aussi être un pamphlet extrêmement violent contre la guerre et la société qui justifie par le patriotisme la mort de milliers d’hommes.
    Ouverture : Céline s’est illustré à d’autres reprises dans le genre du pamphlet mais de manière beaucoup moins glorieuse. En effet, cet auteur est aussi connu pour Bagatelle pour un massacre, écrit antisémite d’une virulence inouïe.

  3. johnson dit :

    Merci beaucoup pour ce commentaire très détaillé, vous m’avez été très utile et si je tombe sur ce texte pour le bac français je vous en serait très reconnaissable.

  4. nini dit :

    Je vous remercie sincerement pour ce commentaire qui ma etéait d’une extreme utilité

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